Idée No. 3: Obliger les entreprises et les citoyens à compenser leurs émissions polluantes

On a beaucoup parlé de mettre un prix sur la pollution, sur le principe du pollueur-payeur. Au Canada, on a qu’à penser à la taxe sur le carbone du gouvernement Trudeau.

De plus, il est déjà possible, autant pour les entreprises et les citoyens, d’acheter des « crédits carbone » sur une base volontaire. Par exemple, les voyageurs en avion se font offrir « l’option » de compenser leurs émissions. Le système est simple : en échange d’une compensation financière, une entreprise ou un organisme plante des arbres, un excellent moyen de capturer le CO2 émis dans l’atmosphère.

À la base, une taxe sur le carbone est une bonne idée : elle vise à augmenter le prix de l’essence de sorte à décourager les consommateurs à utiliser leur véhicule à moteur (polluant) le plus souvent possible. Toutefois — à tort certainement — certains la perçoivent comme mesure inefficace et injuste; une « taxe déguisée », qui n’aiderait en rien l’environnement.

D’un autre côté, offrir la possibilité aux entreprises et aux citoyens de compenser leurs émissions polluantes est aussi une bonne idée, mais elle reste une belle idée tant que les gens ne se décident pas à la mettre en application, c’est-à-dire d’y accorder les sous. Entreprises comme citoyens sont en droit de poser la question de l’injustice : pourquoi, moi, je paierais, alors que d’autres ne paient pas?

Pourtant, les effets néfastes de la pollution et des gaz à effets de serre sur la santé et l’écosystème sont bien connus, et de laisser au citoyen ou à l’entreprise « l’option » de payer ou pas me semble insuffisante pour que la pollution diminue. Je suis convaincu que le jour où cette option devient une obligation, le sentiment d’injustice s’estompe.

D’où l’idée de transformer la taxe sur le carbone — une mesure impopulaire, donc facile à renverser par un nouveau gouvernement — par une mesure qui serait sans doute mieux perçue au sein de la population, et qui serait en même temps assurerait une écoresponsabilité équitable pour les citoyens et les entreprises : obliger citoyens comme entreprise à compenser TOUTES les émissions.

Il semble qu’avec la technologie existante, il serait relativement facile de mettre en place une telle mesure. Elle pourrait être mise en place progressivement.

À la pompe, par exemple, une taxe sur l’essence pourrait non pas retourner de l’argent aux citoyens de manière arbitraire, mais d’acheter ces crédits de carbone. Bref, les effets de la pollution seraient concrètement compensés par la plantation d’arbres.

Idée bonus : Créditer l’achat de fruits et légumes locaux et biologiques

Une autre idée pourrait se jumeler à cette mesure, et qui rendrait une « taxe sur le carbone » plus populaire. Qu’arriverait-il si le gouvernement accordait, avec les revenus obtenus par cette « taxe sur la pollution », de l’argent dédié spécifiquement à l’achat de produits alimentaires bons pour la santé et moins polluants?

Considérant le prix des fruits et légumes actuels, et notre réflexe — naturel et égoïste — d’opter pour des produits moins chers, souvent produits par une industrie polluante, il serait sans doute bienvenu que chaque citoyen reçoive une sorte de « crédit » pour acheter des produits alimentaires sains et plus écologiques. Ce serait un moyen concret d’encourager l’industrie agroalimentaire biologique du pays, voire de la région.

On retrouve déjà chez plusieurs marchands un système de récompenses (les cartes de fidélité, par exemple), et la plupart des marchands identifient déjà la nature de certaines produits. Il serait sans doute assez facile d’intégrer à ces systèmes une codification dédiée à des produits spécifiques et de s’assurer que les produits soient associés à des crédits.

Ensuite, il serait possible aux citoyens de s’inscrire volontairement à un programme de crédit sur l’achat de produits spécifiques, où il recevrait, disons, 20$ par semaine ou 100$ par mois. Chaque citoyen qui le souhaite pourrait avoir sa propre « carte de crédit prépayée », qui serait reliée à un système central qui débiterait les dollars accordés à l’achat de ces produits.

Serait-il si compliqué de mettre en place un tel système? Chose certaine, ce serait sans doute un bon moyen de réduire la pollution et encourager un mode de vie plus sain.

Qu’en pensez-vous? Y a-t-il des failles dans mes idées? Je vous encourage à commenter ci-dessous pour rectifier ou proposer des alternatives qui vous semblent plus justes.

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